Ahmed Naji est un romancier, journaliste et réalisateur de documentaires égyptien dont les œuvres ont été traduites en plusieurs langues. Parmi ses romans — Rogers, Using Life, And Tigers to My Room et Happy Endings —, deux explorent les conséquences environnementales de projets urbains futuristes en Égypte et en Arabie saoudite, critiquant ainsi les visions de villes hypertechnologiques et fortement gentrifiées qui font fi de la justice sociale. Il a également édité l’anthologie de science-fiction Egypt +100 Stories from a Century After Tahrir. En 2016, après qu’un lecteur eut affirmé qu’un extrait de Using Life portait atteinte à la moralité publique, il a été condamné à une peine de prison, mais a été libéré la même année grâce au soutien international. Ses mémoires, Rotten Evidence - Reading and Writing in an Egyptian Prison, retracent cette expérience. Naji a reçu plusieurs distinctions, notamment le Prix du journalisme arabe du Dubai Press Club (2012), le Prix PEN/Barbey pour la liberté d’écrire (2016) et le Prix Open Eye.